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đŸ—žïž Capital, novembre 2009 → Epargne retraite


LancĂ© en 2004 par François Fillon, alors ministre des Affaires sociales, le Perp (plan d’épargne retraite populaire) promettait rien de moins que de sauver nos retraites. C’est raté ! Certes, Ă  ce jour, prĂšs de 2 millions d’épargnants se sont laissĂ© sĂ©duire par ce placement, mais l’encours moyen des plans culmine Ă  4000 euros et beaucoup de souscripteurs ont cessĂ© tout versement depuis longtemps
GuĂšre Ă©tonnant : si le produit a des qualitĂ©s (versements libres, gamme de supports variĂ©e, possibilitĂ© de transfĂ©rer son Ă©pargne d’un fonds Ă  un autre
), il fait par ailleurs peser de lourdes contraintes. Impossible, tout d’abord, de rĂ©cupĂ©rer son Ă©pargne avant le dĂ©part Ă  la retraite.

Y placer ses Ă©conomies avant 50 ans peut s’avĂ©rer pĂ©nalisant en cas d’imprĂ©vus exigeant d’avoir des liquiditĂ©s Ă  disposition. Ensuite, le dĂ©blocage des fonds ne peut s’effectuer que sous la forme d’une rente viagĂšre, de surcroĂźt soumise Ă  l’impĂŽt sur le revenu dĂšs le premier euro. On est loin de la souplesse de l’assurance-vie, qui autorise toutes les options de sortie possibles.


En rĂ©alitĂ©, le Perp n’est intĂ©ressant que pour les gros contribuables : les versements effectuĂ©s sont en effet dĂ©ductibles du revenu imposable, dans la limite de 10% de celui-ci et d’un plafond Ă©gal Ă  26621 euros pour 2009. De quoi Ă©conomiser jusqu’à 10000 euros par an pour une personne imposĂ©e Ă  la tranche de 40% voire davantage, si elle est assujettie Ă  l’ISF, puisque, par la grĂące du bouclier fiscal, la diminution de ses revenus imposables allĂšgera mĂ©caniquement le total de ses taxations (plafonnĂ©es depuis le 1er janvier 2008 Ă  50% de ses revenus). Reste, si vous ĂȘtes dans la cible, Ă  sĂ©lectionner le bon produit, disposant d’un fonds en euros performant et affichant des frais d’entrĂ©e et de gestion raisonnables.




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